Actu

Tarification des billets d’avion pour les enfants de 2 ans

À 23 mois et 29 jours, un billet d’avion peut coûter dix fois moins cher qu’à 24 mois pile. Ce n’est pas une légende urbaine, c’est la réalité parfois brutale des grilles tarifaires aériennes. Derrière cette frontière d’âge arbitraire, chaque compagnie impose ses propres règles, et le portefeuille des parents en fait bien souvent les frais.

Le prix d’un billet d’avion pour un enfant de moins de deux ans n’est jamais gravé dans le marbre. Selon la compagnie, la destination ou le type de siège, la facture peut passer du simple au triple. Certaines compagnies misent sur un tarif réduit, calculé en pourcentage du billet adulte, d’autres privilégient une somme fixe, et une poignée offrent carrément la gratuité sur certains vols domestiques. Les disparités sont réelles, parfois déroutantes.

À cela s’ajoutent les différences de traitement concernant la réservation du siège, la franchise bagage, ou encore les conditions d’embarquement. Pour les parents, l’aventure commence dès le choix du transporteur : règles méconnues, exceptions à la chaîne et coûts cachés peuvent vite transformer le voyage en casse-tête logistique et budgétaire.

Comprendre la tarification des billets d’avion pour les enfants de 2 ans : ce qu’il faut savoir

Voyager avec un enfant de moins de deux ans, c’est pénétrer dans une zone grise administrative où chaque compagnie aérienne fixe sa doctrine. Avant 24 mois, la règle générale veut que l’« infant » voyage sur les genoux de l’adulte, sans siège attitré. Conséquence directe : la remise est souvent spectaculaire, dépassant parfois 90 % du tarif adulte, et certains vols intérieurs proposent une gratuité totale.

Mais cette tolérance prend fin dès le deuxième anniversaire. Si la date du vol coïncide ou dépasse le seuil fatidique, il faut obligatoirement réserver un siège pour l’enfant. Le billet bascule alors dans un tarif distinct (souvent 2-11 ans), assorti d’une réduction variable selon la compagnie. Impossible d’échapper à la grille : l’enfant obtient sa place, et la facture grimpe.

Le choix, ou l’absence, de siège change considérablement la donne : confort, sécurité, organisation à bord. Quelques compagnies fournissent un berceau sur demande, d’autres réclament un siège auto homologué si un fauteuil leur est attribué. Les prestations diffèrent du tout au tout : mieux vaut vérifier les règles propres à chaque transporteur avant toute réservation.

Avant de sélectionner un billet pour votre enfant, il est judicieux de se pencher sur plusieurs points : le taux de réduction appliqué, la politique bagage, les modalités d’attribution des sièges, mais aussi la flexibilité en cas de modification ou d’annulation du billet. Des paramètres trop souvent ignorés à l’achat qui, selon les cas, peuvent transformer un trajet serein en parcours du combattant.

Quelles différences entre compagnies aériennes pour les tarifs enfants et bébés ?

Les écarts de politique sont frappants lorsqu’on confronte les grandes compagnies et les low cost en France ou en Europe. Chez certaines majors, la grille se relâche pour les familles : la réduction pour enfant de moins de 12 ans est significative. Dès que l’enfant atteint 2 ans, même si c’est pendant le voyage, le siège dédié devient la norme, et le tarif s’aligne alors sur une réduction modérée (souvent autour de 25 %) par rapport à l’adulte, hors promotions exceptionnelles.

Les transporteurs à bas coût, eux, n’entendent pas faire de distinction : à 2 ans, l’enfant paie comme un adulte, sans rabais. Le billet est facturé au plein tarif, sans service supplémentaire inclus. À cela s’ajoutent souvent des frais pour les bagages et des options payantes pour tout le reste. Parents avertis, mieux vaut bien comparer !

Pour y voir plus clair, il est utile de distinguer les grandes tendances selon les transporteurs :

  • Air France propose une réduction pour les enfants, exige un siège réservé dès 2 ans et intègre généralement un bagage dans le billet.
  • Chez les low cost comme Easyjet, pas de réduction, siège obligatoire, bagages à ajouter selon la formule.
  • Sur Ryanair, la politique s’aligne sur les autres low cost : aucune remise garantie, frais et options à la carte, services limités pour les enfants.

Le choix de la compagnie ne se limite pas au montant à payer. Le niveau de confort, la logistique familiale, les équipements mis à disposition (berceaux, possibilité d’embarquer un siège auto, embarquement rapide) varient sensiblement. Dans les situations de trajet long ou de connexion serrée, ces détails font toute la différence.

Garçon regardant par la fenêtre d

Conseils pratiques pour voyager sereinement avec un jeune enfant en avion

Le passage à 2 ans transforme le vol en véritable opération de précision : la planification ne s’improvise pas. D’abord, accordez une attention particulière à la réservation. Choisir un siège côté couloir facilite les allées et venues avec un petit passager. Avant de réserver, assurez-vous que la compagnie autorise l’usage d’un siège auto homologué, un atout sécurité et confort s’il est permis, à vérifier à chaque fois.

Prenez le temps de préparer soigneusement la valise cabine : n’oubliez ni les jeux courts, ni les objets familiers, ni de quoi occuper et rassasier l’enfant. Pour les longs courriers, renseignez-vous à l’avance sur les services proposés : certains transporteurs fournissent gratuitement des kits pour enfants, des chauffe-biberons ou des menus adaptés, mais il faut bien souvent le spécifier lors de l’achat. Un change complet et une petite trousse de pharmacie sont précieux : entre la fatigue et la pression en cabine, mieux vaut anticiper.

Lors de la comparaison des compagnies, parcourez avec attention les règles sur les réductions enfants, la franchise bagage, la réservation de poussette ou de siège enfant. Certaines options comme l’embarquement prioritaire, ou la gratuité du matériel de puériculture, facilitent les déplacements et évitent les mauvaises surprises au passage des contrôles.

Un billet d’avion pour un enfant de 2 ans ne se résume jamais à un simple ticket : il concentre toute l’ingéniosité et les réflexes d’un parent attentif. Chaque vol devient l’occasion d’ajuster sa stratégie, de jongler entre contraintes et astuces, de composer avec l’imprévu. Et parfois, entre deux allers-retours dans le couloir ou à l’arrière d’un avion, se construit le genre de souvenirs que l’on garde bien après l’atterrissage.