Transport

Capacité d’un tuktuk : nombre de personnes pouvant y prendre place

Quatre personnes, assises côte à côte dans un tuktuk, sur une route poussiéreuse de Jaipur : la scène n’a rien d’exceptionnel. Pourtant, la loi, elle, ne tolère officiellement que trois passagers à l’arrière d’un tuktuk en Inde. Entre textes officiels, usages du quotidien et innovations des fabricants, la capacité réelle d’un tuktuk se révèle bien plus mouvante qu’il n’y paraît.

Sur le papier, la plupart des modèles indiens fixent la limite à trois passagers. Pourtant, dans les rues de Delhi, les tuktuks débordent souvent. Le regard des policiers se fait souple, surtout en heure de pointe. C’est un secret de polichinelle : la pratique dépasse largement la théorie. Les autorités municipales, de leur côté, tentent de suivre l’évolution. Les versions électriques, de plus en plus répandues, affichent parfois des plafonds différents, précisés par les constructeurs ou les arrêtés locaux.

À côté de cette réalité quotidienne, les agences de tourisme s’invitent dans la danse. Certaines proposent des tuktuks allongés, conçus pour accueillir cinq ou six voyageurs. On croise ces engins à Lisbonne ou à Paris, loin des ruelles surchauffées d’Asie. Le contraste est frappant : d’un côté, la stricte norme, de l’autre, les arrangements locaux et la créativité commerciale. Résultat, il n’existe pas une mais des capacités pour le tuktuk, en fonction du contexte, du véhicule et du public visé.

À quoi ressemble un tuk-tuk aujourd’hui ? Panorama des modèles et de leurs caractéristiques

Impossible de confondre un tuk-tuk avec un autre véhicule. Ce tricycle haut sur roues, omniprésent en Asie du Sud-Est, continue d’incarner la mobilité urbaine rapide et bon marché. Les silhouettes classiques, vues à Bangkok, Phnom Penh ou Colombo, gardent leurs lignes étroites, une banquette arrière prévue pour trois et ce fameux moteur pétaradant qui fait sourire ou grimacer selon l’heure et la météo.

En Thaïlande, les tuk-tuks traditionnels restent fidèles à leurs codes : des chromes clinquants, des couleurs qui claquent, des selleries parfois improbables, et le ronflement d’un moteur deux-temps. À Bali, au Laos, au Sri Lanka, on retrouve des variantes adaptées au terrain ou à la clientèle. Phnom Penh propose le rickshaw cambodgien, spacieux, composé d’une cabine amovible tractée par une moto. Plus au nord, le rickshaw indien moderne adopte des lignes épurées et un moteur calé sur les restrictions urbaines.

Depuis quelques années, le tuk-tuk se met au vert. À Delhi, les modèles électriques se multiplient. Leur moteur silencieux, leur autonomie plus généreuse, et surtout l’absence de fumée font la différence. Même en France, quelques villes expérimentent ces engins pour transporter les touristes, misant sur leur maniabilité et leur discrétion.

Voici un aperçu des principaux types que l’on croise sur les routes d’Asie et d’ailleurs :

  • Tuk classique : moteur thermique, trois places à l’arrière, idéal pour la ville
  • Tuk électrique : motorisation propre, jusqu’à quatre passagers, autonomie variable selon les modèles
  • Rickshaw moto : cabine tractée, capacité supérieure, surtout utilisé en zone rurale ou périurbaine

Du Japon à l’Inde, le tuk-tuk décline sa silhouette en fonction des usages et des contraintes : minimalisme nippon, innovations indiennes sur le moteur, adaptabilité cambodgienne. Qu’il serpente dans les ruelles de Hanoï ou file sur les avenues de Lisbonne, il reste l’emblème d’une mobilité agile et inventive.

Combien de personnes peut accueillir un tuk-tuk selon les types et usages ?

Impossible d’ignorer la question de la capacité lorsqu’on parle tuk-tuk. À Bangkok, la version classique s’en tient à trois adultes à l’arrière. Le chauffeur, devant, pilote seul. Ce format a fait ses preuves : compact, pratique, taillé pour l’embouteillage et les embardées entre deux coups de klaxon.

En Inde ou au Sri Lanka, la souplesse reste de mise. Les rickshaws locaux proposent parfois une banquette transversale, permettant d’ajouter un quatrième adulte, ou un enfant sur les genoux. Sur le terrain, la notion de confort s’efface parfois devant la nécessité. À Phnom Penh, les tuk-tuks tractés peuvent embarquer cinq personnes, grâce à une cabine élargie et des sièges adaptés. La flexibilité prime, la réglementation suit tant bien que mal.

Ailleurs, le tuk-tuk se réinvente pour plaire aux voyageurs. À Lisbonne ou Madrid, les modèles électriques, conçus pour les circuits touristiques, transportent jusqu’à six passagers sur deux rangées. Cette configuration, prisée pour les visites guidées en groupe, privilégie la convivialité et le plaisir de la découverte urbaine, tout en respectant les contraintes locales.

Pour mieux s’y retrouver, voici quelques repères selon les principaux modèles :

  • Tuk-tuk traditionnel thaïlandais : trois passagers
  • Rickshaw indien : de trois à quatre passagers (jusqu’à cinq dans certains cas, selon les habitudes locales)
  • Tuk-tuk touristique électrique : de quatre à six passagers

Le choix d’un tuk-tuk dépend donc du véhicule, du contexte et de l’objectif de la sortie. Famille nombreuse, groupe d’amis, visite éclair ou excursion urbaine, mieux vaut sélectionner le modèle adapté à chaque situation. C’est la garantie d’un trajet fluide, sans mauvaise surprise.

Jeunes et couple dans un tuktuk en campagne paisible

Bien choisir son tuk-tuk pour une visite : conseils pratiques et idées d’itinéraires

Pour explorer une ville en tuk-tuk, la première étape consiste à jauger la taille du groupe et la durée du parcours. Un tuk-tuk classique se prête aux déplacements d’un couple ou d’une petite famille. Les versions électriques, plus vastes, sont parfaites pour les groupes de quatre à six personnes, très recherchées pour une visite rapide à Lisbonne ou Paris. Lorsque la météo joue les trouble-fêtes, en Asie du Sud-Est notamment, mieux vaut miser sur un modèle équipé d’une capote ou de rideaux latéraux.

Le choix de l’itinéraire fait également la différence. À Bangkok, un trajet entre le Grand Palais et la rivière Chao Phraya offre un bel aperçu de la vie locale et de la mobilité urbaine. À Phuket, sillonner la côte en tuk-tuk donne accès à des plages méconnues et à des marchés hauts en couleur, propices aux clichés mémorables et à la découverte de la culture thaïlandaise. Du côté de Paris, certains opérateurs proposent de relier Montmartre à la Tour Eiffel en tuk-tuk électrique, contournant les bouchons et multipliant les points de vue.

Quelques réflexes pratiques permettent de voyager l’esprit tranquille :

  • Inspectez le véhicule : état mécanique et propreté sont des critères à ne pas négliger avant d’embarquer.
  • Discutez avec le conducteur pour clarifier les arrêts souhaités et le temps consacré à chaque étape.
  • Gardez de la monnaie sur vous, la carte bancaire n’étant presque jamais acceptée à bord.

La couleur éclatante des tuk-tuks, typique en Asie, participe à l’expérience, tout en facilitant la localisation du véhicule dans le flot urbain. Pour les trajets hors centre-ville ou sur plusieurs heures, il s’avère judicieux de vérifier la présence de pièces de rechange à bord. Un petit détail qui peut éviter bien des désagréments loin des sentiers battus.

Au final, la capacité d’accueil d’un tuk-tuk, bien loin d’être figée, oscille entre législation, réalité locale et adaptation sur-mesure. À chacun de composer avec ces variables pour profiter au mieux de ce véhicule devenu, au fil du temps, une véritable icône de la mobilité urbaine. Qui aurait cru qu’un simple tricycle motorisé puisse, à ce point, raconter les mille visages de la ville ?